Producteur de végétaux
Une autre façon de partager le végétal

Parce que raconter le végétal, c’est bien, mais le pratiquer au plus haut point, c’est mieux, je suis également producteur de plantes. Cela peut surprendre mais c’est une tendance depuis quelques années : des journalistes, comme moi, cumulent le statut d’exploitant agricole en plus de leur activité journalistique. Ma pépinière, Palmiers et Compagnie, est une petite structure pratiquant la vente directe, uniquement en ligne, pour des raisons évidentes de temps.
Un choix engagé
Ma pépinière s’adresse en premier lieu aux amateurs de plantes exotiques et de plantes rares ou de collection. Cette pépinière se propose d’aider les jardins à se préparer aux changements en cours : un climat souvent plus chaud, parfois plus sec, toujours plus incertain.
La pépinière Palmiers et Compagnie s’est également donné pour but d’aider les jardiniers néophytes à découvrir la diversité du monde végétal, à travers des plantes faciles, même en intérieur ou lorsqu’on ne possède pas de jardin. Les amateurs y trouveront des textes de présentation souvent enrichis d’histoires botaniques (tiens, tiens), lorsque la plante s’y prête… et que le pépiniériste peut prendre le temps d’être aussi auteur, le temps d’un instant. On ne se refait pas.
Le végétal, un cran au-dessus
Pour un journaliste horticole, une pépinière constitue un observatoire inégalable. Même si ma structure est petite, je peux y déceler ce que le public apprécie vraiment en matière de plants, comment évoluent ses attentes, et de façon générale, les tendances du marché du jardin. Et cela procure enfin l’avantage de connaître, parfois plusieurs années en avance, les nouveautés horticoles en préparation…
Et la production horticole, c’est un métier à part entière qui vous en apprend sur le végétal ! En effet, je ne pratique pas la revente de végétaux et presque tout dans ma structure naît à partir de graines, de boutures, de divisions. Il y a donc un aspect technique qu’il faut maîtriser, mais également une réglementation phytosanitaire, une organisation, une logistique, etc.
En résumé, c’est une aventure qui ne manque pas de défis au quotidien, à travers ses galères mais aussi ses moments de grâce. Tout cela nourrit bien sûr les contenus que je propose.
L’anti-gaspi qui devient jardin
Évidemment, comme dans toute production agricole, il y a des invendus et des invendables. Des plantes moches et qui n’ont plus de valeur commerciale, ou des variétés qui ont été boudées par le public. Ces plantes ne sont pas perdues ! Plutôt que d’aller rejoindre le tas de compost, elles me servent à aménager mon jardin…


